

Sur mon chemin vers l’AssemblĂ©e nationale ce matin, plusieurs symboles forts me rappellent notre Histoire, mon engagement passĂ© dans les commandos marine… et me motivent pour continuer Ă agir aujourd’hui, diffĂ©remment, mais avec toujours la mĂŞme conviction : celle de servir notre pays.
Porter le bĂ©ret vert, c’est faire vivre l’hĂ©ritage des 177 français du 1er bataillon de Fusiliers Marins commandos qui, sous les ordres de Philippe Kieffer, dĂ©barquaient sur le sable de Sword Beach le 6 juin 1944 pour libĂ©rer la France.
Porter le bĂ©ret vert, c’est se rappeler avec une grande humilitĂ© de la difficultĂ© du chemin parcouru pour s’en emparer lors du « STAC » (stage commando), comme nos grands anciens : endurance extrĂŞme, force mentale et dĂ©passement de soi.
Porter le bĂ©ret vert, c’est intĂ©grer une famille soudĂ©e, celle des commandos marine, dont le lien entre chacun de ses membres est indestructible et traverse les gĂ©nĂ©rations.
Porter le bĂ©ret vert, c’est endosser la force d’un engagement qui nous dĂ©passe en tant qu’individu et qui nous rappelle, chaque jour et pour le reste de notre vie, que nous sommes gardiens d’une tradition. Une tradition d’hĂ©roĂŻsme, marquĂ©e par la fiertĂ© de servir son pays, dans l’ombre, et parfois, dans l’accomplissement du devoir, d’aller jusqu’au sacrifice suprĂŞme.
Porter le bĂ©ret vert, c’est se souvenir que dans l’unitĂ©, rien n’est impossible.
Depuis mon retour Ă la vie civile, mon bĂ©ret vert au badge n°7480 — badge portĂ© Ă gauche de couleur bronze sur lequel figurent la dague de commando, le brick de l’aventurier, la croix de Lorraine et une flamme sous laquelle est inscrit en lettres majuscules « Commando Marine » — m’a toujours suivi. A prĂ©sent, il trĂ´ne dans mon bureau de dĂ©putĂ© et de prĂ©sident de la commission de la dĂ©fense nationale et des forces armĂ©es de l’AssemblĂ©e nationale. Et pour toujours, il veille, il me rappelle et il m’oblige.













