Hier, j’ai assisté à un moment d’une force rare : la remise de la Légion d’honneur à Roger Marette, 98 ans, ancien déporté.
Un hommage profondément mérité, qui engage la République tout entière.
Dès ma première élection, j’ai souhaité soutenir cette reconnaissance. J’ai rédigé et défendu sa nomination auprès des ministres, convaincu que la Nation devait honorer ce parcours de courage et de dignité.
Lorsque j’étais président départemental des amis de la Fondation pour la mémoire de la déportation, les échanges avec Roger Marette, président d’honneur, ont été nombreux et marquants. De ces rencontres est née une interview filmée de son témoignage, pour transmettre, pour expliquer, pour rappeler que l’oubli n’est jamais une option.
À l’heure où les témoins directs de la déportation se font de plus en plus rares, faire vivre leur parole et reconnaître leur parcours est une responsabilité politique. La mémoire n’est pas tournée vers le passé : elle éclaire le présent et oblige l’avenir.













