Question écrite : Carte de l’éducation prioritaire

Question écrite : Carte de l’éducation prioritaire

Monsieur Jean-Michel Jacques interroge Monsieur le Ministre de l’éducation nationale sur la carte de l’éducation prioritaire. La politique d’éducation prioritaire a pour objectif de corriger l’impact des inégalités sociales et économiques sur la réussite scolaire par un renforcement de l’action pédagogique et éducative dans les écoles et établissements des territoires qui rencontrent les plus grandes difficultés sociales. Le président de la République a fait le choix de combattre la difficulté scolaire dès les premières années de l’école et en soutenant les élèves les plus fragiles. Cela se traduit par le dédoublement des classes de CP et de CE1 dans l’éducation prioritaire. Pour définir les zones REP et REP+ de l’éducation prioritaire il est utilisé l’indice social créé par la DEPP (Direction de l’évaluation de la prospective et de la performance). Il est calculé sur la base de quatre paramètres de difficulté sociale qui impactent la réussite scolaire : taux de PCS défavorisées, taux de boursiers, taux d’élèves résidant en zone urbaine sensible, taux d’élèves en retard à l’entrée en 6e. Il permet ainsi de classer l’ensemble des collèges sur une échelle de difficulté sociale. Ce mode de calcul présente un écueil aux conséquences importantes pour des enfants issus de quartiers prioritaires. Seuls les collèges sont concernés par ce calcul. Les écoles sont rattachées à des collèges et ne bénéficient pas de leur propre calcul de difficulté sociale. Certaines écoles des quartiers prioritaires sont rattachées à des collèges qui ne se situent pas dans les zones REP et REP+. En conséquence elles ne bénéficient pas des actions de l’éducation prioritaire et notamment du dédoublement des classes de CP, alors que les difficultés sociales des quartiers dans lesquels se trouvent ces écoles sont avérées. Tous les enfants issus de quartiers prioritaires ne sont pas traités de manière équitable. Ainsi il souhaiterait savoir si une évaluation de la carte actuelle est prévue et si une nouvelle carte est en cours de réflexion ? Si c’est le cas, l’écueil du mode de calcul évoqué plus haut va-t-il être pris en compte afin qu’il y ait une plus grande cohérence entre la carte de la politique de la ville et celle de l’éducation prioritaire ?